Notre histoire

L’histoire d’Emmaüs et de notre association humanitaire Douaisis Raimbeaucourt

1954, Jean DEROUBAIX (appelé Capitaine Jean) et Stéphane BOUQUENIAUX (dit Stéphane) se sont présentés spontanément à l’Abbé Pierre pour répondre à son appel et apporter leur aide dans l’action qu’il menait depuis 1949 en faveur des sans-abri.

Tous deux œuvrèrent d’abord en région parisienne aux côtés de l’Abbé Pierre, puis il leur demanda de retourner dans leur région d’origine pour y créer des lieux d’accueil pour les Sans Domicile Fixe.
C’est ainsi que le Capitaine Jean créa la Communauté de WAMBRECHIES, près de Lille, qui existe toujours.

Stéphane, quant à lui, ouvrit les premières communautés dans les carreaux de fosses abandonnées après fermeture et prêtées par les H.B.N.P.C. (BLIGNIERES, LOOS-EN-GOHELLE, BRUAY-EN-ARTOIS).
Celles-ci subsistèrent pendant une dizaine d’années.

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Centre d’accueil à Douai puis « Les Compagnons de l’Espoir – fondateur Abbé Pierre »

Dans le même temps s’ouvrit à DOUAI, en 1960, le premier centre d’accueil qui accueillait indifféremment hommes, jeunes, enfants, tandis qu’à RAIMBEAUCOURT, nous nous installions provisoirement dans un vieux bâtiment.

C’est en 1965 que Stéphane et les amis qui soutenaient son action ont fondé l’Association « Les Compagnons de l’Espoir – fondateur Abbé Pierre », en application de l’article 5 de la loi du 1er juillet 1901.

L’Association adhère au manifeste universel du mouvement Emmaüs dont l’article premier est « Servir avant soi qui est moins heureux que soi, servir premier le plus souffrant », en appliquant sa méthode (article 4) et en se servant de ses moyens (articles 5 et 6).

De la Communauté de Raimbeaucourt à Emmaüs France

C’est cette même année, 1965, que s’ouvrit la Communauté de RAIMBEAUCOURT au 126 rue du Maréchal Joffre, dans une ferme achetée par l’Association. Communauté qui accueille aujourd’hui environ 35 Compagnons (hommes seuls).

En 1998, grâce à la générosité d’une famille d’ANICHE, nous avons pu ouvrir une seconde communauté qui accueille environ 15 hommes seuls.

1985 vit la naissance d’Emmaüs France dont Stéphane BOUQUENIAUX fut le premier Secrétaire Général, association dont le but étant de rassembler tous ceux qui s’étaient engagés dans la voie tracée par l’Abbé Pierre.

Dès lors, toutes les Communautés prirent l’appellation « Emmaüs », signe de reconnaissance entre elles.

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De l’Association « Les Compagnons de l’Espoir » à la naissance de Emmaüs Douaisis

C’est ainsi que l’Association « Les Compagnons de l’Espoir » devient successivement Emmaüs-Raimbeaucourt en 1978, puis Emmaüs-Douaisis en 1996.

Durant toutes ces années, la Communauté de RAIMBEAUCOURT reçut plusieurs fois la visite de l’Abbé Pierre qui vint même à DOUAI inaugurer le forum des Associations en 1985.

Ce n’est qu’en 2003 que notre Association a repris son appellation première « Les Compagnons de l’Espoir », n’ayant pas adhéré aux nouveaux statuts d’Emmaüs-France-statuts spécifiques aux Communautés.

En effet, la création d’un premier centre d’accueil d’urgence en 1995, puis du foyer « La Maisonnée » en 1998, ainsi que du Service Logement, du 115, de l’Accueil de Jour, de la Maraude donnait une autre dimension à l’Association et nécessitait une professionnalisation plus importante que le service gestion des deux communautés.

Communauté Emmaüs, un lieu de vie ouvert à tous, à Douai, à Arras, à Lens ou ailleurs

Les communautés sont un lieu de vie ouvert à tous. L’accueil se fait sans aucune préoccupation d’origine, d’âge ou d’opinion. Un seul impératif : accepter de travailler.

Ceux qui frappent à la porte d’une Communauté ont, en général, tout perdu : famille, maison, travail. Ils n’ont plus rien. En leur proposant un travail, et par là même des moyens de subsistance, la Communauté leur permet d’abord de retrouver sérénité, dignité et vie sociale. Et il s’agit là, à proprement parler, de réinsertion.

Certains choisissent de rester en communauté et nous les accompagnons jusqu’au bout. D’autres, cela en général parmi les plus jeunes, ont parfois l’opportunité de suivre une formation ou de trouver un emploi.

Le CHRS « La Parenthèse », hébergement d’urgence au 119 boulevard Faidherbe à DOUAI

Quoiqu’il en soit, la confiance en eux-mêmes, l’équilibre psychologique et la dignité humaine qu’ils peuvent retrouver sont des valeurs essentielles pour leur permettre éventuellement de s’en sortir.

Le premier moyen d’existence des communautés est le travail de récupération qui permet d’une part de subvenir aux besoins de la communauté et d’autre part, de multiplier les possibilités d’actions d’urgence en faveur des plus souffrants.

C’est grâce à l’aide financière de la Communauté de RAIMBEAUCOURT que nous avons pu ouvrir, en 1995, le foyer d’accueil d’urgence au 119 boulevard Faidherbe à DOUAI, maintenant devenu le CHRS « La Parenthèse ».
2011, l’ouverture de cette structure a impulsé la gestion des autres services cités en amont.